Même si y repenser m'arrachait des larmes.
Nos coups de téléphone.
Même si mon téléphone silencieux me broyait en deux.
Nos endroits préférés.
Même si me souvenir de tout ça me retournait le ventre.
C'est si dur d'accepter d'oublier.
Parce qu'oublier..
C'est renoncer.
Aux derniers morceaux d'espoir qui s'accrochent du plus fort qu'ils peuvent.
Aux étoiles qu'on sait briller au fond de ses yeux à lui quand il sourit. Et qu'est ce que ça peut faire que les autres se marrent quand j'en parle? Je les voyais moi.
A son odeur, à s'enrouler dans son vieux pull, à regarder nos photos.
Oublier, c'est arracher nos souvenirs des murs, oublier c'est en embrasser d'autres sans rechercher son goût à lui. C'est se dire que c'est fini, vraiment fini.
C'est découvrir que sans ses photos au mur, le mur a l'air bien vide. Et qu'en fait, le plus vide, dans la pièce, c'est nous.
Alors, je me souviens.
Qu'il n'y à eu personne pour m'aider à ça.
Que l'amour, ça vient, ça s'intalle, ça broye et à la fin, ça s'en va.
Doucement, douloureusement.
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